Véronique Roger
De la médiation artistique en groupe à la psycho-généalogie en individuel.
Après des études de photographie et de cinéma, j'ai fait un revirement artistique et lâché mon appareil photo. Ce n'est que plus tard, lorsque j'ai pu partager la vie d'un artiste que j'ai compris que la création artistique permet d’exprimer et aussi de libérer certains traumas, généralement des traumas de l'enfance et je me suis alors tournée vers l'étude de la médiation artistique à l'Université de Psychologie de Lyon 2 où j'ai obtenu
un D.U. "Soins psychiques, créativité et expression artistique."
J’ai rapidement pratiqué dans différents centres pour personnes en souffrance psychique.
Mon premier medium a été l’argile dont les propriétés sont tellement magiques puis l'écriture en développant des ateliers dans ces stuctures ; Plus tard, j'ai étudié la psycho-généalogie qui vise à expliquer l’impact de nos ancêtres sur nos propres comportements et même sur nos choix de vie, puis j'ai pratiqué en libéral comme "Arborologue" : thérapie d'accompagnement pour comprendre son arbre généalogique.


*Revirement artistique :
Action de se détourner d'un projet pour tout un tas de bonnes raisons qui justifient cet abandon, alors qu'en fait on est guidé par la peur et le manque de confiance en soi.
"Si vous voulez travailler sur votre art, travaillez sur votre vie" conseillait Tchekhov.
Lorsque j'ai découvert la méthode de Julia Cameron j'ai retrouvé dans le dispositif qu'elle propose la même recherche que dans la médiation artistique : créer un processus qui permette une expression plus libre, grâce aux idées écrites dans "Les pages du matin" et aux expériences vécues dans "Le rendez-vous de l'artiste". Et puis j'ai apprécié qu'elle fasse un pont entre la création et la spiritualité. Son ouvrage représente, à mon sens, un formidable manifeste sur la liberté.
Selon elle nous sommes tous créateurs car issus du même terreau, elle nous donne le feu vert pour nous rappeler tous les possibles pour lesquels nous avons hésité et où nous pouvons encore essayer d'aller.
Elle propose une manière de pratiquer notre art "sérieusement" sans pour autant nous prendre au sérieux et garder l'esprit du jeu (JE).
Elle nous rappelle que c'est en mettant de l'attention aux petites choses du quotidien que, paradoxalement notre vision s'élargit.
C'est en cherchant la beauté dans ce quotidien et dans les grandes lignes de notre vie que nous y trouvons le sens et que nous pouvons nous permettre de créér sans attente et sans peur.
Fascinant aussi l'art
de la relation humaine !
Au-delà de cette passion pour toute manifestation
artistique, j’ai aussi exploré l’art de la relation humaine.
Sensible à la souffrance, au manque de liberté dont nous sommes tous victimes d’une manière ou d’une autre et manquant, moi-même, des certitudes qui font que l’on avance dans la vie avec forces croyances et convictions, j’ai été attirée par toutes les recherches sur la psyché.
Les travaux de psychanalystes dont certains comme Jung embarquent l'apprenant vers des univers parallèles complexes mais au fond tellement évidents.
De là à certains textes philosophiques et spirituels, il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi avec le cœur de plus en plus ouvert et j’ai pu entamer moi-même un travail sur mon "personnage" que j'ai pris de moins en moins au sérieux.